Personalia PO

Très prochainement, notre membre, Madame Fanny GERMEAU, artiste-peintre, sera l’objet d’un hommage mérité. Une exposition de ses ?uvres aura lieu du 6 au 21 mars 2003 au C.A.L. (Centre d’Action Laïque de la Province de Liège à l’ancienne église Saint-André, place du Marché de Liège) et un livre, intitulé «Fanny Germeau, itinéraire d’une artiste engagé» lui sera consacré. Rédigé par Bernadette Rasquin et publié aux éditions Luc Piré.

La carrière d’artiste et d’enseignante de Fanny Germeau y est décrite, la biographe souligne que Fanny Germeau, une artiste engagée, s’inscrit dans le féminisme. Fanny Germeau, une enseignante, une peintre, une féministe.

Avis de recherche

Comme nous le faisons par tradition, nous désirons faire connaître à tous et toutes les destinataires de notre publication les noms de ceux et de celles de nos MEMBRES dont la candidature est présentée aux élections du 18 mai 2003.

Nous leurs demandons de se faire connaître eux-mêmes et elles-mêmes par écrit, en temps utiles au siège social du Groupement avec tous les renseignements utiles (assemblée, circonscription, qualité de candidat(e)s effectif(ve)s et/ou suppléant(e)s, place, parti, place sur la liste, etc.)

Merci d’avance de votre intérêt pour notre proposition.

Quelques réflexions sur l’actualité

Parmi les réalisations récentes sur la voie de l’égalité hommes-femmes il y a lieu de souligner quelques avancées:

  • Il y a la création d’un Institut officiel sur le sujet.
  • Il y a aussi l’extension à dix jours de la durée du congé de paternité; il peut être pris dans le courant du mois suivant la naissance selon les convenances du père et de la famille ou selon les circonstances; comparez cette situation au congé de maternité «obligatoire» plus étendu et très structuré, avec l’éviction du poste de travail.
  • Il y a de nouvelles dispositions légales concernant les violences dans le couple, avec une aggravation des peines pour l’auteur des faits de violence et possibilité, pour la victime, de ne pas devoir quitter son domicile. Traduisez vous-même, dans un langage sexué, les termes «auteur» et «victime».
  • Il y a la reconnaissance de la professionnalisation du rôle de «gardien d’enfants» qui sont le plus souvent des gardiennes.
  • Il y a aussi la reconnaissance sociale du «conjoint aidant», le plus souvent, «conjointe» d’un travailleur indépendant avec accès progressif à la législation sociale à titre personnel. Au sujet du «conjoint aidant», une statistique crève les yeux: la présidente de l’association des conjoints aidants de médecin signale («Le généraliste» du 15-01-03; n°628; p.9) que beaucoup d’épouses ont renoncé à leur propre activité professionnelle pour aider leur époux et que son association, qui a compté un millier de membres, a eu un seul adhérent de sexe masculin.
  • Il est possible cependant que maintenant encore des femmes restent éloignées de la profession comme les femmes d’autrefois et de naguère. L’opposition du mari au travail professionnel de leur épouse apparaît dans certains des récits du livre: «Voix et visages de femmes» (éditions du cerisier; Cuesmes; 2002), qui vient de paraître.
  • A propos du quotient familial dans l’imposition fiscale, combien de conjoint(e)s non actifs reçoivent-ils (elles) de celui qui travaille officiellement le montant déduit au titre de quotient familial ?
  • Par ailleurs, les politiques de réduction des services publics ont-elles une incidence plus marquée sur les charges domestiques et familiales si inéquitablement réparties en général ?
  • Enfin, la résistance qu’on constate au parlement belge à l’attribution du nom de famille de la mère à un enfant est un exemple typique de la résistance sournoise à l’égalité hommes-femmes.
  • Parlons du prix Nobel. Lors de l’attribution de ces prix en 2002, un groupe de femmes suédoises a souligné que depuis la création de ce prix en 1901, on ne dénombre que 3% de femmes parmi les lauréats (Terre des femmes, n° 29, 4ème trimestre 2002; p.25).

Assemblée Générale

L’AG a eu lieu à Bruxelles le 27 février sous la présidence de Mme Ascherman, vice-présidente.

Les membres présent(e)s ont élu Mmes Ascherman, Exsteyl et Toussaint comme membre de comité pour deux ans. L’assistance a adopté le rapport d’activité présenté par Mme Mokhtari (secrétaire générale) et le rapport financier de Mme Cécile Colin (trésorière) dûment vérifié par Mmes Edith Schouls et Masson-Mulet, ainsi que le budget 2003.

Les démarches suivantes ont été approuvées:

  • une démarche a été faite auprès du ministère des affaires étrangères concernant le rapport de la Belgique au CEDAW (O.N.U.) et notification de notre intervention au service de l’égalité hommes-femmes du ministère fédéral de l’emploi et du travail.
  • le Groupement a fait connaître à la ministre Onkelinx ses critiques concernant le projet de création d’un «Institut du Genre» (Avril 2002).
  • Lors des négociations collectives pour l’accord interprofessionnel, le Groupement a envoyé une lettre ouverte aux partenaires sociaux pour réclamer l’insertion de clauses concernant le principe d’égalité hommes-femmes dans les textes. Certains partenaires ont répondu en déclarant que l’égalité hommes-femmes est un principe qu’ils soutiennent de longue date.
  • Dans le cadre du lobby européen des femmes, le Groupement a écrit à Monsieur Jean-Luc Dehaene, vice-président belge de la convention européenne, pour réclamer la mention expresse de l’égalité hommes-femmes dans les textes qui vont restructurer l’Union européenne. Pas de réponse.
  • Rappelant son rôle de précurseur dans l’étude de l’argumentation féministe, le Groupement a demandé aux Centres universitaires d’études féministes de mettre cette question à leur programme; un seul a répondu et les négociations sont en cours.
  • P.O. a adressé ses félicitations à des femmes qui ont protesté contre les propos «déplacés» à l’égard des femmes en général répercutés dans la presse et les médias ainsi qu’à celles qui ont le souci de souligner les activités remarquables de femmes dans les domaines variés:
    • la députée européenne Miet Smet;
    • la journaliste sportive Gaëtane Van Kerkhom;
    • la députée Schepmans (Communauté française) pour l’engagement des filles
    • dans les études scientifiques;
    • la député Derbaki Sbaï (Communauté française) sur l’enseignement de la religion.

En outre, la résolution suivante, présentée par Mme Hautier, a été approuvée:

Modification de la loi visant à lutter contre la violence conjugale ou familiale

Les membres du Groupement belge de la Porte Ouverte accueillent positivement l’initiative de Madame la Ministre Onkelinx d’avoir fait modifier la loi visant à lutter contre la violence conjugale en prenant des mesures concrètes comme l’attribution du logement à la victime, la mise à l’écart de l’auteur de violences et le doublement du maximum de la peine encourue,

Elles déplorent toutefois qu’aucune mesure n’ait été prévue pour assurer l’indépendance économique des femmes victimes de violences conjugales ou intra-familiales.

Elles soulignent, une fois encore, l’importance pour la femme d’avoir son indépendance financière et un statut indépendant d’un conjoint ou d’une quelconque assistance.

Elles demandent fermement qu’un plan d’insertion professionnelle prévoie leur insertion prioritaire dans le marché du travail.

PERSONALIA PO

C’est à double titre que nous soulignons que le Centre culturel de Schaerbeek organise le 7 mars, à l’occasion de la Journée internationale des femmes, une nuit des femmes. Un prix «MARIE» crée en hommage à notre membre, Mme Marie Denis, publiciste et écrivaine, pour ses activités féministes sera décerné à «Vingt et une femmes pour le XXIéme siècle» parmi lesquelles nous trouvons notre membre, Mme LUCE HAUTIER ancienne conseillère communale et ancienne membre de CPAS, bien connue dans le mouvement féministe et désignée comme «Femme de combat».

Offre exclusive aux membres de PO

Comme nous le faisons par tradition, nous désirons faire connaître à tous et toutes les destinataires de notre publication les noms de ceux et de celles de nos MEMBRES dont la candidature est présentée aux élections du 18 mai 2003.

Nous leurs demandons de se faire connaître eux-mêmes et elles-mêmes par écrit, en temps utiles au siège social du Groupement avec tous les renseignements utiles (assemblée, circonscription, qualité de candidat(e)s effectif(ve)s et/ou suppléant(e)s, place, parti, place sur la liste, etc.)

Merci d’avance de votre intérêt pour notre proposition.

Un billet d’humeur en guise d’éditorial

Les temps que nous vivons et la période préélectorale méritent mieux que quelques réflexions éparses sur des sujets variés. Mais la vie est ainsi faite d’une accumulation de petits faits, parfois contradictoires et l’ensemble peut former une véritable nasse qui enserre une personne ou un groupe de personnes. Nous citerons quelques faits en rapport avec la discrimination fondée sur le sexe/genre à l’égard des femmes.

Une bibliophile féministe nous montre la notice que Mme HAUTIER a consacré au livre intitulé: A propos d’un livre centenaire publié en 1893 et illustré de quatre gravures de Cécile DOUARD, livre écrit par un «Comité de dames belges» sous la houlette de la comtesse de Flandres. Elle dit qu’heureusement la situation des travailleuses a changé.

Un amateur de sport automobile souligne que, lors de la course vers Dakar, une motocycliste britannique a été victime d’un accident et qu’un autre accident a été aggravé par la poussière d’un véhicule automobile conduit par une pilote allemande, sans qu’on sous-entende la réflexion classique: «Voilà ce qui arrive quand les femmes se mêlent de singer les hommes».

Un chroniqueur religieux mentionne que le parlement européen s’est occupé de l’interdiction séculaire faite aux femmes de franchir les limites du mont Athos (Grèce). Pourquoi reprocher au parlement européen de s’occuper de questions de détails? Pourquoi le chroniqueur s’excuse-t-il de mentionner des détails de caractères anecdotiques?

On nous montre un timbre belge portant, en grands caractères, les mots «Emancipation de la femme» qui fait parti d’un feuillet spécial de vingt timbres consacrés à «Société et vie sociale» série due à la créatrice Clotilde OLYFF.

Une féministe fera remarquer qu’il s’agit d’un timbre «Non-Prior». et doit-on taxer de paranoïa la personne qui fait cette remarque et entend la voix virtuelle de l’antiféministe de service lui dire: «Jamais content(e)s, ces féministes!»

A.H.

Réflexion sur les élections

Nous ne nous éloignons pas de notre préoccupation principale, l’émancipation économique de la travailleuse, en consacrant du temps et de l’énergie aux problèmes liés aux élections législatives prochaines; il importe que les personnes qui seront élues tiennent compte des revendications féministes et même y soient acquises. Il n’est pas indifférent de rappeler que, indépendamment des choix idéologiques, les électeurs entendent se faire représenter par des congénères; autrement dit, il n’est pas indifférent pour les femmes d’être représentées par des femmes comme on l’observe dans d’autres groupes sociaux.

Depuis quelques décennies, la notion de parité entre hommes et femmes a fait son chemin; la nouvelle loi relative aux élections prévoit que toute liste doit comporter, pour être valide, le même nombre de candidats et de candidates mais il ne s’agit pas d’imposer l’alternance des candidats et des candidates sur la liste; cette alternance obligatoire n’est prévue que pour les premières places de la liste; or l’ordre de représentation joue un rôle essentiel si l’on ne met pas en pratique une technique de vote pour combattre les effets de la relégation des femmes dans la partie inférieure des listes.

Parité oui, mais biaisée à l’arrivée si l’on y prend garde, une telle présentation de la parité est «le miroir aux alouettes» comme l’écrit la journaliste Isabelle PHILLIPON dans «Le Vif-L’Express» du 14 mars 2003.

Appel «Démocratie pour les femmes»

Parmi les nombreuses manifestations qui ont été organisée dans le pays à l’occasion de la journée internationale des femmes, nous retiendront la réunion convoquée par la Ministre Onkelinx dans le très officiel palais d’Egmont à Bruxelles et intitulée «Démocratie pour les femmes». Parmi les discours prononcés par des sommités et des personnalités éminentes, relevons l’intervention de la représentante de l’ambassade d’Afghanistan à Bruxelles.

A propos de son pays, elle lance un appel solennel et émouvant contre la versatilité des foules, des dirigeants et des médias: ce n’est que dans certaines parties du pays que la condition des femmes a changé, en particulier à Kaboul; presque partout la tradition demeure et les déclarations des dirigeants s’estompent ou reste lettre morte, l’autorité locale empêche une généralisation des réformes et, même là où des réformes ont été édictées, la «prudence» reste en fait de mise dans leur application individuelle.

D’autre part, l’attention internationale braque ses projecteurs sur d’autres pays et l’intérêt faiblit.

Dans la résolution des conflits, les modifications dans la condition des femmes ne sont pas nécessairement prises en considération, et ce, d’autant plus que les femmes sont trop peu nombreuses parmi les négociateurs et que l’ensemble de la population féminine ne constitue pas un groupe de pression pesant dans les débats tandis que les opposants ou pouvoir en place ne mettent pas l’égalité hommes-femmes en marge de leurs priorités.

Oui, une vigilance permanente demeure nécessaire.

Ce qui a été dit à cette séance à propos de l’Afghanistan doit servir d’avertissement parmi tous et toutes.