Invitation à l’Assemblée Générale

Nous invitons instamment et cordialement les membres du Groupement à assister à l’Assemblée Générale qui aura lieu le JEUDI 22 FEVRIER à 19 heures dans une des salles d’AMAZONE , rue du Méridien 10- 1210 Bruxelles (Bus: 65-61-66; Métro: Botanique -Madou; Trams: 92-93-94)

Ordre du jour

  1. Procès-verbal de l’assemblée générale du 24 février 2000.
  2. Rapport d’activité 2000.
  3. Rapport financier 2000 et rapport des commissaires aux comptes.
  4. Budget 2001.
  5. Cotisation 2001.
  6. Elections de membres du Comité.
  7. Désignation de commissaires aux comptes.
  8. Projet(s) de résolution.
    a) Présidence belge de l’Union européenne
    b) Eventuellement autres sujets
  9. Divers.

Il importe que les membres du groupement viennent exercer leurs droits et faire leurs suggestions. Nous rappelons que le vote par procuration n’est pas prévu.

Trois CANDIDATURES ont été présentées régulièrement et acceptées par les candidates dans les délais fixés: Mmes Reina Ascherman, Marie-Christine Exsteyl et Yvonne Remy-Rochette.

Nous remercions chaleureusement les personnes qui ont bien voulu prouver leur attachement au Groupement en participant à cette procédure administrative.

Nous nous disons à bientôt.

Revoyons-nous le 22 février 2001.

En Lituanie

Les pays d’Europe qui ne font pas (encore ?) partie de l’Union européenne méritent de retenir notre attention; il importe de voir si la condition économique des femmes est comparable à celle que nous connaissons et si l’égalité des hommes et des femmes sur le marché de l’emploi y est plus avancée que chez nous ou si le contraire est vrai.

Un document des Nations Unies nous permet de connaître la situation en Lituanie par exemple. Il s’agit du deuxième rapport périodique de ce pays sur l’application de la Convention internationale sur l’élimination de toutes les formes de discrimination à l’égard des femmes (CEDAW C/LITU/2).

L’article 11 de la Convention se rapporte au travail professionnel. On lit évidemment avec satisfaction que « l’égalité des chances des hommes et des femmes et le niveau d’emploi sont actuellement étroitement liés et que l’égalité des droits des femmes et des hommes sur le marché du travail est un indicateur non seulement de la justice sociale mais aussi de la stabilité économique. »

Mais on déchante un peu même beaucoup quand on lit, plus loin, que le service militaire n’est pas obligatoire pour les femmes et que le départ de celles-ci à la retraite se fait cinq ans plus tôt que celui des hommes; certains travaux sont réservés à des personnes d’un seul sexe.

La proportion des femmes dans le monde du travail a diminué depuis 1996 mais elle atteint 47%. La Lituanie, comme de nombreux pays, est caractérisée par une segmentation verticale contre les personnes des deux sexes. Le taux chômage des femmes s’est accru et est passé de 7,6 à 9%.

En moyenne, la rémunération des femmes est de 77% de celle des hommes et les femmes sont majoritaires dans les catégories professionnelles qui ont les salaires les plus bas. Enfin, bien que le travail à temps partiel soit peu répandu dans ce pays, ce sont les travailleuses qui sont les plus nombreuses dans cette catégorie de personnel. Mais la réduction d’horaire de ces travailleuses n’est pas liée aux tâches du foyer. Ce type de travail concerne 12,3% de l’ensemble des femmes et 10% des femmes mariées (p.35); tout simplement, il n’y a pas de travail disponible.

Là, comme ailleurs, les femmes sont bien le deuxième sexe !

Discrimination et discrimination

Nous savons bien que la discrimination fondée sur le sexe/genre n’est pas la seule discrimination; il est inutile de nous le dire et de nous le répéter; mais nous disons que la discrimination fondée sur le sexe/genre est en quelque sorte le modèle même de la discrimination; à ceux et celles qui nous incitent, nous les féministes, à renoncer à notre « spécialité », nous signalons un article intitulé: « Femmes et discriminations raciales » dans le bulletin du secrétariat de la conférence mondiale contre le racisme, préparatoire à la Conférence des Nations Unies sur le racisme qui aura lieu à Durban (Afrique du Sud du 31 août au 7 septembre 2001), ce bulletin commencent par un éditorial de la Haut-Commissaire1 aux droits de l’homme. N.D.L.R. à l’attention des spécialistes du langage: cette orthographe est celle du bulletin des Nations Unies.

«Les femmes appartenant à un groupe racial ou ethnique risquent d’être davantage exposées à la discrimination fondée sur le sexe- en plus de la discrimination fondée sur la race et l’appartenance ethnique. On se trouve ainsi face à une « double discrimination », c’est-à-dire deux types ou niveaux de discrimination: l’un fondé sur le sexe, l’autre sur la race. En fait, la réalité est plus complexe. Il n’y a pas une seule dimension ou un seul aspect dans la discrimination fondée sur le sexe ou sur la race, mais bien plusieurs.»

Nous ajouterons que la discrimination de sexe peut être constatée dans les rangs des antiracistes.

En sport

Pour la première fois depuis sa création, la course automobile Paris-Dakar – dont c’est la vingt-troisième édition – a été gagnée par une femme pilote, l’Allemande Jutta Kleinschmidt qui roule pour la firme japonaise Mitsubishi, et qui, l’an dernier avait été la première pilote à gagner une étape.

Nous nous réjouissons de constater ce résultat dans une épreuve mixte d’un sport moteur. La rareté des femmes dans le sport automobile et sans doute due à la méfiance injustifiée des firmes, c’est-à-dire à l’attitude générale et habituelle devant une « nouveauté ».

Commémoration 2000

Parmi les activités que nous avons organisées à l’occasion des anniversaires de naissance de Louis De Craene-Van Duuren (1875) et Georgette Ciselet (1900), il y eut la cérémonie inaugurale au cimetière de Baisy-Thy sur la sépulture de Georgette Ciselet (2 septembre 2000). En voici 2 photographies de Mme Monique Genonceaux:

La tombe de Georgette Ciselet est ornée des photographies de nos deux fondatrices, des fleurs de la ville de Genappe et du Groupement belge de la Porte Ouverte et du témoignage de gratitude des femmes de Belgique.

Le bourgmestre de Genappe entouré des organisatrices du Groupement et d’autres personnes présentes.

Conférence: femmes et pouvoir

Nous vous invitons à notre prochaine séance et nous espérons que vous vous ferez accompagner de personne de votre entourage ou de votre connaissance intéressée par le sujet.

Davantage de femmes au pouvoir. Proposition de startégie

Afin de poursuivre la réflexion commencée en janvier; la réunion aura lieu dans une des salles de l’AMAZONE rue du Méridien, 10 à 1210 Bruxelles le JEUDI 22 MARS 2001 à 19 heures. Bus: 65-66-Métro: Botanique- Madou. Tram:92-93-94.

Éditorial

Lors de la première réunion du groupe de réflexion consacrée aux futures stratégies à mettre au point pour permettre à des femmes motivées et compétentes d’accéder plus facilement à des postes de décisions ou de conception, des participantes et participants ont commencé à débattre en procédant à un tour d’horizon des raisons directes ou indirectes, positives ou négatives, qui influenceraient leur participation à la vie publique.

Parmi les raisons, pour la plupart déjà connues, ont été évoqués:

  • double journée de travail pour les femmes; manque d’infrastructure de garde d’enfants et de services collectifs, impact des mutualités ne facilitant pas le partage des tâches ménagères.
  • crainte de la « chose politique » et de ne pas être « capable « .
  • heures et organisation des réunions à des moments peu propices pour les mères de famille.
  • caractère agressif de la lutte pour le pouvoir.
  • manque d’appui et de solidarité d’autres femmes ou de collègues masculins.
  • méconnaissance des mécanismes légaux et administratifs.

Des pistes de solutions ont été avancées, un peu tout azimut et dans des registres différents

1. En matière de compétences personnelles ou de qualités liées à la personnalité

  • faciliter l’excès à l’apprentissage de l’assertivité.
  • entraînement à la prise de parole.
  • à la reconnaissance de ses capacités et à l’estime de soi.
  • apprendre à se fixer des objectifs et des stratégies puis des moyens pour les atteindre.
  • apprendre à « oser » avoir ses propres idées et les dire.
  • apprendre les méthodes de communication.
  • gestion de l’agressivité et déculpabilisation.
  • accepter la diversification des choix professionnels.

2. En matière de ressources

   a) se constituer un réseau de personnes ressources

  • s’efforcer d’acquérir une position de visibilité, de représentativité.
  • effet de mobilisation.
  • s’autoriser à recourir aux services de conciliation, vie professionnelle et vie familiale ou au partage des tâches entre partenaires.

   b) ressources méthodologiques

  • en matière électorale: quotas, alternance sur les listes.
  • la non-observance lors de la présentation de candidat(e)s à un poste.
  • connaître les « ficelles » légales.

La prochaine réunion du groupe de réflexion prévue le 22 mars prochain, permettra de continuer à réfléchir sur les autres freins qui peuvent encore barrer la route aux femmes motivées; c’est à partir de la mise en lumière des contraintes ou des facilitations que nous pourrons au cours de cette réflexion, proposer des stratégies ajustées et adaptées aux éléments décrits et ensuite les moyens concrets de mise en?uvre de ces stratégies. Ce groupe est ouvert à toute nouvelle personne intéressée.

M.C.E.

Occuper les emplois

Nous reviendrons sans doute un peu plus largement sur ce sujet. Il semble que les autorités financières (Banque nationale) soulignent que, parmi les problèmes de l’heure, il y a en outre l’emploi des personnes au-delà de 45 ou 50ans, mais aussi la faible participation de l’ensemble des femmes à l’activité professionnelle par comparaison avec les pays voisins.

Parmi les mesures à préconiser, il y a l’entrée plus importante des femmes dans des emplois majoritairement occupés par des hommes, non seulement dans les nouvelles technologies mais aussi dans le secteur secondaire. Le « problème », c’est que les qualités professionnelles enseignées aux femmes et requises par elles ne correspondent pas aux exigences de métiers dits masculins et ne correspondent pas assez aux emplois de manufacture qu’elles pourraient occuper.

C’est pourquoi nous apprécions l’article qu’un grand quotidien (« Le soir ») consacre à une expérience faite par la firme d’autocars Van Hoole qui a engagé des femmes pour des métiers de la métallurgie, alors qu’elles avaient des diplômes de coiffeuses ou de couturière.

« Et cela a marché ». Avec un supplément de formation sur le tas, elles ont acquis les techniques nécessaires et se sont intégrées. En peu de temps leur nombre a progressé dans l’usine.

Naguère, la firme S.K.F.(roulement à bille) a communiqué publiquement des résultats comparables. Réjouissons-nous de l’écho donné à ces expériences. Les pouvoirs publics doivent encourager et préparer de telles initiatives auprès des employeurs et des femmes à la recherche d’un emploi.

Les firmes citées ci-dessus ne fabriquent pas des produits destinés aux particuliers mais ceux-ci, en qualité de consommateurs (et de consommatrices) peuvent s’informer de la situation dans d’autres entreprises et orienter leurs achats en conséquences. C’est une forme de militantisme: acheter en fonction, du féminisme d’une firme.

Au passage, nous signalerons aussi que la revue « Trends Tendance » a procédé à une étude qui constate que les femmes sont mal représentées aux niveaux supérieurs de la hiérarchie des entreprises. L’accès des femmes aux postes de décision ne se limite pas à la sphère politique; nous en voulons partout.

Résolution

L’Assemblée du Groupement a eu lieu à Bruxelles le jeudi 22 février 2001. Les personnes présentes ont examiné et approuvé le procès-verbal de l’assemblée générale 2000, le rapport d’activité 2000 et le rapport financier 2000. Elles ont approuvé le projet de budget 2000, et adopté une résolution sur la présidence belge du Conseil de l’Union européenne (juin 2001):

La discrimination fondée sur le sexe/genre: la priorité du programme de la présidence de la Belgique au Conseil des Ministres de l’Union européenne (2ème semestre)

  • Considérant que le principe de non-discrimination est la valeur fondamentale de notre civilisation et de notre époque;
  • considérant que la discrimination à l’égard des femmes en raison de leur sexe/genre persiste et qu’elle est la discrimination la plus profonde et la plus étendue;

le Groupement belge de le Porte Ouverte (pour l’émancipation économique de la travailleuse) réuni en Assemblée générale à Bruxelles le 22 février 2001, réclame des autorités belges qui assureront la présidence du conseil des ministres de l’Union européenne pendant le second semestre 2001, qu’elles donnent une priorité absolue aux mesures nécessaires pour imposer l’égalité des personnes des deux sexes dans tous les domaines et notamment en tenant compte des principes émis lors de la Marche mondiale 2000 des femmes.

Mesdames Reina Ascherman, Marie-Christine Exsteyl et Yvonne Rochette ont été réélues pour deux ans au comité.

Mesdames Denise Masson-Mulet et Edith Schouls ont été désignées comme vérificatrices des comptes de l’année 2001.

Nous ajouterons que toute aide de bonne volonté pour ce travail administratif sera reçue avec gratitude.