Mais la violence reste présente

En Égypte, une jeune fille agressée par un groupe d’étudiants en plein jour sur un campus universitaire, a dû être exfiltrée par des agents de sécurité. En outre, elle s’est vue reprocher une tenue trop aguicheuse. Ainsi, le doyen de l’université a déclaré «qu’il faut respecter les coutumes et les traditions de notre société. Une journaliste lui a reproché d’être habillée d’une manière «trop provocante». Le doyen Jaber Nasser s’est par la suite excusé, affirmant qu’il ne tenait pas la jeune fille pour responsable. Il a également annoncé l’ouverture d’une enquête et promis que les responsables seraient poursuivis en justice.

Fethi Farid, porte-parole et membre fondateur de la campagne «Shoft Taharosh», («J’ai été témoin d’un acte de harcèlement») a déclaré: «C’est un précédent grave, car cela montre que les agresseurs ne craignent même pas d’être sanctionnés ou exclus de l’université» a-t-il déclaré

En 2012, la commission des droits de l’Homme du Parlement, tenue par les Frères musulmans, avait dit que les femmes qui se rendraient sur place Tahrir seraient responsables des agressions sexuelles qu’elles subiraient. Malheureusement, cette attitude prévaut encore aujourd’hui. Beaucoup de personnes, et notamment des journalistes, ont tenté de justifier l’agression du Caire. Pire, plusieurs femmes qui se sont rendues dans des commissariats pour déposer plainte pour harcèlement sexuel nous ont rapporté avoir été maltraitées par les policiers. En outre, certaines femmes n’osent pas dénoncer leur agresseur, car elles craignent des pressions. 

Source: observers.france24.com/…

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