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GROUPEMENT BELGE DE LA PORTE OUVERTEpour l'émancipation économique de la travailleuse | |
Éphémérides de la semaineÀ l'occasion de l'Année Internationale de la Femme instituée en 1975 par l'UNESCO, le Groupement belge de la Porte Ouverte a rassemblé les faits d'un ensemble de femmes qui se sont illustrées dans l'histoire, récente ou ancienne. Afin que ce travail ait un effet durant toute cette année, il fut diffusé vers les journaux et périodiques sous forme d'éphémérides. Seul l'hebdomadaire néerlandophone « MIMO » les a régulièrement publiées. Les informations ont été rassemblées par Alice Choprix-Delaby, Elisa Coene, Adèle Hauwel, Lucie Hauwel, Renée Noirynck et Jeanine Van Esch. Allemagne - Décès à Quedlinburg le 13 juillet 1762 de Dorothea Christina ERXLEBEN-LEPORIN (née à Quedlinburg le 13 novembre 1715). Fille de médecin, elle reçut une autorisation spéciale qui lui permit de suivre les cours de l'université de Halle. Ayant interrompu ses études pour se marier, elle les reprit après son veuvage et devint la première femme médecin de son pays (6 mai 1754) ; son diplôme lui fut décerné solennellement le 12 juin 1754. France - Décès à Paris le 14 juillet 1817 de Germaine de STAEL (née à Paris le 22 avril 1766), écrivain; elle est connue non seulement pour son oeuvre proprement littéraire mais pour son opposition résolue au despotisme de Napoléon Bonaparte, ce qui lui valut l'exil. Irlande - Décès à le 15 juillet 1927 de Constance MARKIEWICZ (née à Londres le 4 février 1868), patriote nationaliste. Elle combattit comme officier pendant l'insurrection de 1916, ce qui lui valut d'être condamnée à mort; mais sa peine fut commuée en détention perpétuelle et finalement C. MARKIEWICZ fut amnistiée. Elle fut la première femme élue au parlement britannique (1918) mais elle n'occupa pas son siège. Elle joua de nouveau un rôle important dans l'insurrection de 1922. À l'occasion du centenaire de sa naissance, son pays lui a consacré un timbre commémoratif en 1968.
Grande-Bretagne - Décès à Hartsdale (État de New-York, États-Unis) le 17 juillet 1950 d'Evangeline Cory BOOTH (née à Londres le 25 décembre 1865), quatrième fille du fondateur de l'Armée du Salut. Elle en fut la propagandiste, dès l'âge de 15 ans; en raison de sa jeunesse, elle était souvent l'objet de propos déplacés de la part de ses adversaires, c'est-à-dire de remarques «galantes» comme en connaissent encore les femmes d'aujourd'hui quand elles n'acceptent pas de se confiner dans leur rôle traditionnel. Elle prêcha sa doctrine religieuse au Canada et au Klondyke pendant la ruée vers l'or. En 1934, elle fut la première femme générale de l'Armée du Salut. Toutes les filles de la famille Booth furent mises à l'oeuvre de propagande dès leur plus jeune âge, dans des quartiers ou des milieux (celui de la prostitution, par exemple) que les bien-pensants pouvaient considérer comme peu recommandables et elles étaient envoyées seules en mission à l'étranger. Leur mère, Catherine Mumford BOOTH (née à Ashbourne le 17 janvier 1829 et décédée à Clacton-on-Sea le 4 octobre 1890) avait, dès l'origine de l'Armée du Salut, combattu pour l'égalité des hommes et des femmes à l'égard de la prédication et avait écrit en 1859 «Female Ministry» (Le ministère des femmes). Allemagne - Naissance à Braunschweig le 18 juillet 1864 de Ricarda HUCH (décédée à Schönberg (Taunus) le 17 novembre 1947), historienne et écrivain qui a laissé une oeuvre littéraire abondante et de grande valeur. États-Unis - Le mercredi 19 juillet 1848 à 11 heures commença le premier congrès féministe de l'histoire; il eut lieu à Seneca Falls (État de New-York). Il avait pour but de débattre de la condition sociale, juridique et religieuse des femmes ainsi que de leurs droits. L'idée de cette initiative sans précédent et d'une audace inouïe revient à Elisabeth CADY-STANTON (née à Johnston (New-York) le 12 novembre 1815, décédée à New-York le 26 octobre 1902), une quakeresse également active dans le mouvement anti-esclavagiste. Elle fut aidée par Jane Hunt, Mary Mac CLINTOCK, Martha WRIGHT et Lucretia MOTT. C'est à ce congrès que la revendication du suffrage des femmes fut pour la première fois exprimée en public; il était présidé par James Mott. A l'issue de cette réunion tenue dans un village inconnu, une centaine d'hommes et de femmes signèrent une déclaration des droits de la femme dont le caractère radical frappe encore aujourd'hui et qui était inspiré par la Déclaration d'Indépendance des États-Unis. Cette initiative serait passée inaperçue si la presse ne s'était pas emparée de l'événement pour accabler de sarcasmes les congressistes des deux sexes. En dépit de cette désapprobation, une deuxième réunion eut à Rochester (État de New-York) le 2 août 1848 ; elle fut, cette fois présidée par une femme : Amy POST. Toutes les motions approuvées à Senoca Falls furent confirmées; un rapport détaillé stigmatisait la condition faite à la travailleuse confinée dans les emplois subalternes, sous-payée et manquant de chances dans le domaine du travail; le principe de l'égalité de rémunération entre hommes et femmes fut proclamé. © Porte Ouverte 1975 / 2004-2012 |