Et si l’avenir des femmes… c’était les hommes?

Couverture «Le nouveau contrat» Anne-Marie Barrère

Il s’agit du titre d’un article reprenant une étude de M.A. Barrère-Maurisson, chercheuse au CNRS et auteure de plusieurs études relatives à la conciliation vie professionnelle et familiale. Elle rappelle qu’en France (en Belgique aussi) nous sommes passées, grâce aux mouvements des années 60 et 70, d’une famille de type conjugal où seul le chef de famille travaille à une famille où les 2 conjoints travaillent même si souvent la femme est moins active que l’homme. Fin du «familialisme» comme modèle cherchant d’abord à préserver l’institution familiale. Dans les années 80, le marché était plus flexible et les deux actifs «équivalents».

Les femmes toutefois continuent d’assurer la régulation entre la sphère familiale et professionnelle. Dans les années 90, flexibilité et précarité deviennent structurelles et un nouvel ordre social voit le jour: le «parentalisme» avec diverses mesures progressives à l’échelle de l’ensemble de la société centrées autour du renforcement de la parentalité. Toutefois les femmes restent cantonnées majoritairement dans les emplois de faible qualification associés à de basses rémunérations, précarité, risque d’exclusion, manque de protection sociale, des horaires souvent atypiques et de temps partiel pas toujours choisi ainsi que des difficultés supplémentaires pour retrouver un emploi lors du chômage.

http://econpapers.repec.org/paper/halcesptp/hal-00488025_5fv1.htm

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