ÉDITORIAL

Les élections législatives du 18 mai 2003 sont passées et on se trouve devant la formation d’un nouveau gouvernement fédéral, c’est-à-dire de la constitution d’une équipe dirigeante et de l’élaboration d’un programme gouvernemental. La composition de ce gouvernement ne peut laisser les féministes indifférent(e)s et on observe avec intérêt la répartition numérique entre les hommes et les femmes politiques, bien que la classification des fonctions ne soit pas comparable à celle qui préside à l’établissement des rémunérations pour la majorité des travailleuses et travailleurs. On peut trouver des emplois et des chances d’avancement dans les cabinets ministériels ainsi que le début ou la confirmation d’une carrière proprement politique. Ces considérations ne concernent qu’une minorité de personnes. Le programme de gouvernement, d’autre part, concerne tout le monde et chacun et chacune d’entre nous. Il importe qu’il soit conforme à l’évolution de l’émancipation des femmes en général et des travailleuses en particulier. C’est pourquoi, à l’instar de tant d’autres associations, le Groupement a adressé au formateur et aux négociateurs et négociatrices du programme gouvernemental, une note résumant nos exigences minimales qui portent sur l’accroissement des chances d’activité professionnelle et rémunératrice pour les femmes, l’individualisation des droits en matière de sécurité sociale et l’extension des moyens d’accueil extra-familial des enfants et des autres personnes dépendantes dont la charge repose en grande partie sur les épaules des femmes.

Les «vacances d’été» ne doivent pas ralentir et diminuer la vigilance féministe et on saura veiller à la réalisation des revendications exprimées.

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